Retraites : Qui veut noyer son chien...
...l’accuse de la rage ! Cela fait maintenant près de 15 ans que, pour justifier la liquidation du droit à la retraite, se multiplient les (...)
Plan de l’ouvrage
Chapitre I
1-Capitalisme/Impérialisme
2-Le système mondial de l’impérialisme
Chapitre II
1-Une analyse matérialiste de l’Etat
2-Démocratie bourgeoise, fascisation, fascisme
Chapitre III
Théorie marxise-léniniste de la révolution socialiste
Chapitre IV
Les voies théoriques et politiques de la reconstruction du parti.
1-Comprendre l’histoire de l’URSS
2-Comprendre l’histoire du PCF pour reconstruire le parti révolutionnaire communiste.
Chapitre V
La construction d’un authentique PC
Lexique(avec un long passage sur le révisionnisme moderne).
AVEC 37, 5 ANNUITÉS !
La défense du droit à la retraite à 60 ans constitue une bataille frontale de classe entre les capitalistes et les forces du travail. C’est un enjeu de civilisation qui pose la question du rapport de l’homme au travail, de l’exploitation, de l’appropriation privée des richesses produites par le travail, par une poignée de capitalistes.
Le lot quotidien du travailleur est connu : cadences infernales, stress, conditions de travail et de carrière dégradées, licenciements, bas salaires. Le système capitaliste repose sur cet axiome que nulle réforme ne pourra changer : tout pour l’actionnaire et ses dividendes, tout pour le Capital !
La stratégie des grands groupes a été concrétisée au Sommet de Lisbonne de l’UE, véritable programme commun de la droite et de la socialdémocratie, qui se fonde sur la destruction des conquêtes sociales du 20ème siècle, afin d’assurer le profit maximum aux capitalistes.
Sarkozy et son pouvoir se font les applicateurs zélés et brutaux des diktats de l’UE : l’allongement du temps de travail et de carrière, c’est-à-dire l’extension de la plus-value absolue par le capital jusqu’aux limites physiques de l’exploitation.
Ce projet constitue une régression sur toute la ligne, un cadeau aux richards, en portant l’âge légal du départ en retraite à 62 ans (67 ans devenant la règle pour les pensions à taux plein). À plus de 90 %, les retraites seront financées par les revenus du travail. Rappelons que les 100 000 foyers les plus riches (l’aristocratie financière) détiennent plus de 40 % des revenus de l’ensemble de la population. Il faut avoir la morgue et la démagogie de l’UMP pour oser évoquer une « réforme juste ».
Les directions syndicales n’orientent pas de manière claire et offensive la riposte sociale. La CFDT se prononce, au nom de la retraite à 60 ans, « pour l’allongement des annuités » ! La direction CGT écrit : « Ce texte n’est pas bon en l’état », ce qui ouvre la voie à l’aménagement du projet Woerth. Les travailleurs rejettent ces compromissions. Le projet Woerth n’est ni à amender ni à « améliorer », il est à rejeter en bloc !
Dans son précédent édito, l’URCF appelait à fusionner luttes sociales et luttes politiques pour les droits démocratiques. Ce pouvoir est affaibli par les scandales et les inégalités insupportables qu’aggrave sa politique.
Le peuple-travailleur, qui a permis la victoire du NON au référendum sur le Traité constitutionnel européen, peut conduire au retrait pur et simple du projet Woerth. Une bataille intense mais brève nous attend puisqu’en septembre, le Parlement discutera de la loi sur les retraites.
Dans l’immédiat, sur les plages, dans les villes et les entreprises, il faut mener une vaste campagne de sensibilisation en démasquant les mensonges du pouvoir et du capital.
Le 7 septembre, outre le nombre de manifestants, ce qui comptera, c’est la cessation d’activités, le blocage de la production, la capacité du mouvement gréviste à déclencher des luttes continues et multiformes partout dans le pays jusqu’à la grève générale politique pour la retraite à 60 ans et 55 ans (métiers pénibles) avec 37,5 annuités, et plus 300 euros net par mois.